On ne s’adresse pas impunément aux 29 000 avocats et avocates…

On ne s’adresse pas impunément 29 000 avocats et avocates.

On ne fait pas irruption dans leur messagerie sans s’exposer a ce qu’en retour, ils ne vous livrent leur avis ou ne vous interpellent. Pour me prodiguer des conseils ou des suggestions. M’exprimer leur soutien. Ou m’inciter à durcir encore le ton.

Les messages que vous m’avez adressés ont nourri ma réflexion. Ils m’ont donné de la force.

Ils expriment mieux que je saurai le faire moi-même les enjeux de cette élection et le sens de ma campagne.

« Au lieu d’être exemplaire, notre profession est complètement à la traîne aujourd’hui sur la question du bien-être au travail. Et ce, alors même que l’activité des cabinets et de leurs clients pâtit bien souvent des changements fréquents de collaborateurs. Il me paraît urgent que le Barreau se saisisse à bras-le-corps de cette question. Cela me paraît être un préalable nécessaire si vous voulez mobiliser les jeunes avocats lors de la prochaine élection ordinale ».

« je ne suis qu’un avocat-tout-simplement : je n’ai jamais voulu briguer une quelconque fonction dans nos institutions ordinales mais  je vous avoue, après plus de 30 ans dans ce barreau, être fatiguée de la valse des petits marquis. Permettez-moi de vous exprimer ici mes vifs remerciements de l’effort que vous faites pour tenter de rendre à notre barreau parisien un peu de crédibilité institutionnelle, et ne serait-ce qu’un peu de décence personnelle, fonctionnelle et financière ».

« Je suis régulièrement votre campagne dont j’apprécie à la fois les idées et le ton sobre et réfléchi (….) Depuis ma prestation de serment, j’ai travaillé pour quatre cabinets différents et j’ai pu constater des dysfonctionnements graves et incompatibles avec notre déontologie dans trois de ces cabinets. Or, croyez-moi, mon expérience est très loin d’être isolée. A titre d’exemple, je ne compte plus le nombre de jeunes avocates auxquelles il a été ouvertement reproché d’être enceintes ou dont le contrat a été rompu brutalement à leur retour de congé maternité. Les situations de harcèlement moral, que j’ai personnellement subies, sont malheureusement du domaine de l’ordinaire. A cet égard, je regrette que cette problématique ne soit que peu, ou indirectement, abordée dans votre campagne ».

« J’ai lu avec intérêt votre Vade-Mecum de l’élection du Bâtonnier. J’ajouterai un point : que dire des « gros cabinets » (pas uniquement anglo-saxons) dans lesquels les collaborateurs reçoivent ordre de remettre, le jour de l’élection, leur code et mot de passe « personnel et confidentiel » à l’assistante chargée de voter – en lieu et place des intéressés – pour le candidat « ami » choisi par le cabinet ? »

« Votre liberté de ton, votre indépendance et votre éloignement des mondanités de l’Ordre sont à mon sens vos atouts majeurs. C’est pourquoi j’ai été surpris de votre publication du courrier de notre Confrère Charrière Bournazel (contre lequel je n’ai rien et qui a un parcours plus qu’honorable). Vous pardonnerez ma franchise mais j’ai toujours trouvé que vos publications sonnaient juste, sauf celle-là qui aurait pu rester comme un lien d’amitié personnel éminemment respectable. Sachez simplement que bon nombre de sans grade dont je fais partie reconnaissent la valeur de vos engagements sans pour autant vous l’écrire ». 

 

« j’approuve totalement vos positions et vos projets pour le Bâtonnat. La façon dont se passent ces élections depuis plusieurs années est particulièrement pénible et décevante. Tout est aux mains des gros Cabinets qui n’ont que faire de la situation des Avocats-petites entreprises indépendantes qui connaissent d’ailleurs d’énormes difficultés, compte tenu de l’accroissement des charges ».

 « Je suis un avocat de fraîche date, et un humble collaborateur. Je suis comme beaucoup, appartenant à cette catégorie, peu intéressé par les élections ordinales. Il reste que j’apprécie à la fois votre côté hussard, défenseur des petits, des obscurs et des sans-grandes ainsi que cette volonté de réduire le train de vie dispendieux de notre Ordre. Il y a dans chaque vote, une forme de pari : tiendra t il ses engagements ? Je prendrai celui-ci avec vous. Vous aurez mon vote. J’espère que vous aurez à en faire usage, et bon usage ».

 

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