Bâtonnier (devoirs du)

Les Barreaux disposent par délégation de l’Etat de larges prérogatives pour assurer le respect du code éthique et participer la bonne marche de la justice. Les textes ne prévoient cependant ni répartition fonctionnelle des pouvoirs du Conseil et du Bâtonnier (leurs attributions se chevauchent), ni mécanisme pour régler les conflits entre eux : ils sont condamnés à s’entendre.

Au fil des ans, et notamment dans la dernière décennie, nous nous sommes largement éloignés de ce modèle.

Les connivences, les ambitions et l’autoritarisme ont pris le dessus.

La formule du « Bâtonnier primus inter pares » est de plus en plus creuse.

Certes, les responsabilités du Bâtonnier se sont entre-temps considérablement accrues : il gère un budget de 60 millions d’euros par an et 180 salariés. Il est à la tête d’une caisse dont l’encours dépasse le milliard d’euros. Il préside une Université de 1900 étudiants. Il est d’une certaine façon, et pour deux ans, le premier élu d’une collectivité de près de 29 000 électeurs et cotisants.

J’inscrirai à l’ordre du jour du Conseil la suppression du vice-bâtonnat.

Je ferai en sorte que le Conseil de l’Ordre représente réellement les 27 334 avocats en exercice. Sans oublier les 1 589 avocats honoraires : électeurs et chevronnés, ils ne sont toujours pas représentés au Conseil. Je réitère ici mon engagement d’accélérer l’inéluctable abrogation des dispositions discriminatoires de l’article 8 du décret du 27 novembre 1991.

Pour avoir siégé au Conseil ; j’ai vu comment les Bâtonniers se composaient sur mesure une garde rapprochée et une majorité en distribuant avantages, postes et décorations.

Je souhaite rompre avec ces pratiques.

  • Je renoncerai à l’usage détestable consistant à distribuer discrétionnairement largesses et avantages
  • Je soumettrai à appels à candidatures le recrutement des chargés de mission dont les derniers bâtonniers se sont entourés sans compter.

 

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